Au cours des élections de mi-mandat mardi 3 novembre, les Américains ont voté massivement en faveur du parti démocrate, qui obtient le contrôle des deux chambres du Congrès, selon les projections. Après cette défaite cuisante pour le camp MAGA, le vice-président J. D. Vance a estimé que la guerre avec l’Iran était « la raison de [la] défaite », une opinion jugée « en grande partie vraie » par Donald Trump.
Dans sa première apparition publique depuis la débâcle de son camp, Donald Trump parle de sa salle de bal et reconnaît la responsabilité de la guerre en Iran
Donald Trump a convoqué mercredi la presse pour lui vanter in situ le chantier de sa salle de bal de la Maison Blanche, «la plus belle du monde je pense», au lendemain d’élections de mi-mandat calamiteuses pour son camp.
Après un discours déconnecté et marqué par des problèmes de son, Donald Trump a toutefois reconnu mercredi que la guerre avec l’Iran avait largement contribué à la débâcle de son parti aux élections de mi-mandat, après que le vice-président JD Vance a appelé les républicains à être «honnêtes» sur le coût politique de ce conflit impopulaire.
Interrogé par des journalistes sur les propos de JD Vance qui avait estimé que la guerre était «la raison de (la) défaite», Donald Trump a répondu, depuis le chantier de la future salle de bal: «Je pense que c’est en grande partie vrai car cela a fait monter un peu les prix de l’essence à court terme. » «Mais en même temps, si c’était à refaire, je le referais parce qu’à long terme, c’est la seule solution. On ne peut pas laisser l’Iran avoir l’arme nucléaire», a-t-il ajouté.
L’Iran affirme avoir infligé une «défaite politique» à Donald Trump, avec la déroute républicaine aux élections
L’Iran a infligé une «défaite politique» à Donald Trump avec la déroute du camp républicain aux élections américaines, après une «défaite stratégique» militaire, a déclaré mercredi le chef de la sécurité du pays.
«La nation iranienne a infligé à Trump une défaite stratégique sur le champ de bataille et dans le détroit d’Ormuz – et une DÉFAITE POLITIQUE à Washington», a écrit sur X Mohsen Rezaei, ajoutant que «quiconque s’en prend à l’Iran en paiera le prix».
Trump prévient que si les démocrates lançaient des procédures de destitution contre lui, le parti serait «détruit»
Donald Trump a déclaré mercredi que le Parti démocrate serait «détruit» s’il devait lancer une procédure de destitution à son encontre après la prise de contrôle du Congrès par les démocrates début 2027.
«Je pense que cela détruirait le Parti démocrate s’ils faisaient cela», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il n’y avait «aucune raison» de le destituer
Défaite de Trump: la gauche française y voit un espoir, le RN reste discret
La victoire retentissante des démocrates aux midterms a été commentée à travers le monde… et notamment en France, où chaque camp politique l’interprète à sa manière à cinq mois de la présidentielle.
Pour le socialiste Arthur Delaporte, c’est le signe que la démocratie fonctionne encore outre-Atlantique. «L’alternance est possible et était par ailleurs nécessaire vu la dangerosité de l’extrême droite américaine au pouvoir», estime le député au micro de Victorien Willaume, qui précise toutefois ne pas savoir si cela présage «du bon pour la gauche l’an prochain en France» au vu des différences de situation entre les deux pays.
Moins de prudence chez La France insoumise, en très bonne dynamique dans les sondages. Le député Antoine Léaument met cette défaite électorale pour Trump en lien avec l’échec de Flavio Bolsonaro contre Lula au Brésil. «Au niveau international l’extrême droite est en train de reculer», assure-t-il.
La débâcle pour le clan Trump est également interprétée très favorablement par le député Modem Erwan Balanant, qui refuse toutefois de faire un lien avec 2027. «Ce n’est pas le même pays, pas le même tempo», estime le parlementaire, qui dresse toutefois un constat : «Nos démocraties ne vont pas bien, mais elles ont encore de la ressource».
Alors que le Rassemblement national avait soutenu Donald Trump en 2020, les députés du parti d’extrême droite ne semblent pas pressés de commenter. «Je ne suis pas électeur aux États-Unis. Par conséquent, il faut respecter le verdict des urnes», avait sobrement annoncé leur patron, Jordan Bardella, invité sur RTL ce mercredi.
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