Le Ministère de la Justice et de la Législation franchit un cap majeur dans la dématérialisation des services publics. Depuis le 1er novembre 2026, le bulletin du casier judiciaire est disponible en trois clics sur http://service-public.bj, sans aucune pièce à fournir.
Le Ministère de la Justice et de la Législation a annoncé, dans un communiqué de presse rendu public ce dimanche, le passage à la délivrance instantanée du bulletin de casier judiciaire. Depuis le 1er novembre, plus besoin de téléverser un acte de naissance ni de numériser une pièce d’identité. Pour tout citoyen déjà connu de l’administration, la démarche est entièrement
automatisée.
Le principe est simple : l’administration vérifie elle-même l’identité du demandeur à partir de son Numéro Personnel d’Identification (NPI) et des données d’état civil dont elle dispose déjà. Dès validation de la demande, le bulletin est généré automatiquement et téléchargeable immédiatement, sans aucun traitement manuel.
Pièce de justice la plus sollicitée pour les concours, les recrutements et les demandes de visa, le casier judiciaire n’est plus délivré qu’en ligne depuis juillet 2020. Une version repensée avait déjà été mise en service le 6 mars 2026. La version « instantanée », conduite par la Direction des systèmes d’information du ministère en lien avec le Centre national du casier judiciaire (CNCJ), franchit une étape supplémentaire. Selon le ministère, ce n’est plus au citoyen de circuler entre les administrations, ce sont désormais les données qui circulent.
Trois clics depuis un téléphone
La procédure tient en trois étapes : se connecter sur http://service-public.bj avec son NPI, sélectionner le service « Casier judiciaire en instantané » et valider la demande. L’opération s’effectue sans déplacement ni intermédiaire, y compris depuis l’étranger, la rendant pleinement accessible à la diaspora béninoise.
Le principe du « Dites-le-nous une fois »
Avec cette réforme, le Ministère de la Justice devient le premier département ministériel à concrétiser le principe « Dites-le-nous une fois », inscrit dans le projet de société « Plus loin, ensemble » du Président de la République, Romuald Wadagni. Le fondement en est clair : l’administration ne peut plus exiger d’un citoyen un document qu’elle a elle-même délivré.
En ouvrant la voie, le ministère entend impulser une dynamique à l’ensemble des services publics. Moins de pièces à réunir, c’est également moins d’intermédiaires et moins d’occasions de rançonnement, souligne le communiqué.
Le Centre national du casier judiciaire demeure garant de l’authenticité des bulletins, qui conservent leur valeur juridique et restent vérifiables. Les demandes ne pouvant aboutir de manière automatique seront transmises au CNCJ pour traitement.
B. KABLA

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