C’est une découverte macabre qui a plongé la localité de Gbannavé ( arrondissement d’Ayomi) dans l’effroi. Dans la commune de Dogbo, département du Couffo, une femme d’une quarantaine d’années, décédée le 20 octobre 2026, a été retrouvée amputée de ses deux yeux au moment de la levée de corps. Une mutilation constatée au moment du transfert de la dépouille
Mère de trois enfants, la victime avait succombé subitement à un malaise le 20 octobre dernier. C’est deux jours plus tard, le 22 octobre, alors que sa famille s’apprêtait à transférer sa dépouille vers son village natal pour l’inhumation, que le drame a été constaté : ses yeux avaient disparu. Une découverte qui a provoqué stupeur et indignation au sein de la famille et de la communauté. Comment et dans quelles circonstances cette mutilation a-t-elle pu intervenir entre le décès et la préparation des obsèques ? C’est toute la question qui se pose aujourd’hui. Alerté, le commissariat de Dévé s’est immédiatement saisi du dossier et a ouvert une enquête.
Le mari et un complice présumé aux mains de la police
Les premières investigations ont conduit à l’interpellation de deux personnes, dont le conjoint de la défunte. Placés en garde à vue, les deux suspects sont actuellement entendus. Interrogé, le mari aurait tenté de justifier la disparition des yeux par l’action de rongeurs, une version qui laisse les enquêteurs dubitatifs et qui devra être confrontée aux constatations médico-légales,
À ce stade, aucune responsabilité n’est formellement établie. Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur cette affaire. La dépouille a été déposée à la morgue de Dogbo pour les besoins de l’autopsie. Les examens devraient permettre de déterminer avec précision l’origine des mutilations. Par ailleurs, trois autres individus seraient activement recherchés dans le cadre de ce dossier.
B. K.
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