Plus d’une cinquantaine d’enfants reçoivent des kits scolaires du CESYCOTAM, section Aguégués
Plus d’une cinquantaine d’enfants de zémidjan et d’orphelins de la commune des Aguégués ont reçu des kits scolaires dans l’après-midi de ce jour mercredi 14 octobre 2026, au marché des piments à Avagbodji, lors d’une cérémonie organisée par la Centrale des Syndicats des Conducteurs de Taxi-Moto (CESYCOTAM), section des Aguégués. Parents d’élèves, apprenants et zémidjan de la commune avaient répondu nombreux à l’invitation.
Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre, parmi lesquelles le Chef d’Arrondissement (CA) des Aguégués, Amos Kêté, le président départemental Ouémé du CESYCOTAM, Pascal Mindjigbodo, et le secrétaire général national, Damas Djêhounkpêtê. Le président de la section des Aguégués, Idrissou Fassinou, et son secrétaire général, Adjinakou Josoué Boton, étaient également présents, aux côtés des autres membres du bureau.
L’objectif de cette initiative est clair, permettre à ces enfants de devenir, demain, de grands cadres de la commune et du Bénin.
« Ce n’est pas parce qu’ils sont zem… »
C’est le président Idrissou Fassinou qui a ouvert les prises de parole. Après avoir souhaité la bienvenue aux autorités et aux invités, il a rappelé que cette initiative s’inspire de ce qui se fait déjà au niveau départemental. Toutefois, elle vise cette fois à toucher davantage d’enfants de zémidjan aux Aguégués. « Ce n’est pas parce qu’ils sont zem que leurs enfants ne seront pas les cadres de demain », a-t-il souligné, estimant que cette action vient à juste titre.
Il a ensuite remercié, et prié pour, tous les donateurs grâce à qui la cérémonie a été possible. Enfin, il a exhorté les enfants à faire bon usage des kits et à bien travailler à l’école.
À sa suite, Pascal Mindjigbodo a félicité les membres du bureau de la section pour cette noble initiative. Il les a ensuite invités à adopter l’attitude des trois singes, ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. En effet, selon lui, il y aura toujours des critiques, souvent de la part de ceux qui ne peuvent pas faire mieux. Il convient donc de rester concentré pour mener le projet à bon port. Il a, lui aussi, exhorté les enfants à bien travailler, afin que les cadres de demain sortent de leurs rangs.
Le secrétaire général national, Damas Djêhounkpêtê, a pour sa part rappelé à chacun ses responsabilités. Aux enfants, il a demandé d’apprendre leurs leçons, de faire leurs exercices et d’être dociles à l’école, afin de rendre leurs parents fiers. Quant aux parents, il les a invités à bien prendre soin de leurs enfants et de leur santé, et à suivre de près leur évolution scolaire pour de meilleurs rendements.
Le soutien promis des autorités locales
Ouvrant officiellement la remise des kits, le CA des Aguégués, Amos Kêté, a exprimé son admiration pour la qualité de l’organisation. Surtout, il a promis son appui pour les prochaines éditions. « L’année prochaine, je serai là avant tout le monde », a-t-il assuré. La remise des kits aux bénéficiaires a ensuite clôturé la cérémonie.
Au-delà de son caractère festif, cet acte a une réelle portée éducative. En effet, dans bien des familles modestes, l’achat des fournitures pèse lourd sur le budget, surtout à la rentrée. Or, un enfant qui dispose de cahiers, de stylos et du matériel nécessaire suit les cours dans de meilleures conditions. Il se sent aussi l’égal de ses camarades et participe plus volontiers en classe. Il est ainsi plus motivé, plus assidu et, par conséquent, ses résultats s’en ressentent.
De plus, ce soutien allège la charge des parents, qui peuvent consacrer leurs ressources à d’autres besoins essentiels, comme la santé et l’alimentation, eux aussi déterminants pour la réussite scolaire. Pour les orphelins, enfin, ce geste est un signal fort. Ils ne sont pas oubliés et la communauté croit en eux.
Une telle initiative mérite d’être encouragée et pérennisée. Pour toucher davantage d’enfants, elle nécessite l’accompagnement des autorités, des cadres de la zone et de toutes les personnes de bonne volonté. Car chaque contribution, petite ou grande, peut changer le parcours d’un enfant.
En posant cet acte, le CESYCOTAM, section des Aguégués, rappelle qu’un métier, aussi modeste soit-il, n’est jamais un frein à l’ambition. Il revient désormais aux enfants de saisir cette chance, avec le soutien de leurs parents et de toute la communauté, afin de bâtir ce lendemain meilleur.
Fréjus MASSIHOUNTON