Une opération rondement menée par le commissariat d’Avogbannakan a permis de mettre un terme, ce jeudi 2 octobre, aux activités d’un réseau de cybercriminels opérant en famille. Cinq membres d’une même fratrie ont été interpellés à leur domicile.
C’est une affaire pour le moins singulière qui vient d’être élucidée dans l’arrondissement de Kpassagon. Là où d’autres familles bâtissent leur quotidien autour d’activités artisanales ou agricoles, celle-ci avait fait de l’escroquerie en ligne une véritable entreprise domestique.
Tout est parti de signalements récurrents de riverains, intrigués par le train de vie et les allées et venues suspectes au sein de la concession familiale située à Tovigomè. Informés, les éléments du commissariat d’Avogbannakan, sous l’autorité de leur chef d’unité, ont ouvert une enquête. Après plusieurs jours de surveillance discrète, l’assaut a été donné dans la matinée de ce jeudi, aux environs de 7 heures.
Sur les lieux, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de cinq individus, tous membres d’une même famille, qui tentaient de s’échapper à leur arrivée. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’un d’entre eux est présenté comme le principal instigateur du réseau.
La perquisition du domicile s’est révélée particulièrement fructueuse. Au total, huit téléphones portables Android de dernière génération ont été saisis. L’un d’eux était en cours de destruction par le chef présumé du réseau au moment de l’intervention, dans une tentative désespérée d’effacer les preuves. Les sept autres avaient été soigneusement dissimulés par sa mère.
Les enquêteurs ont également saisi un ordinateur portable, un important lot de cartes SIM, ainsi que des objets à caractère occulte, laissant supposer que les mis en cause associaient pratiques numériques et rites mystiques dans la conduite de leurs activités illicites. Une voiture de marque Toyota Avalon et une motocyclette Haojue 115, immatriculées au nom des parents mais utilisées par le fils, ont aussi été confisquées.
L’analyse préliminaire du matériel informatique a confirmé les soupçons des policiers, révélant des traces manifestes d’opérations d’escroquerie en ligne.
Placés en garde à vue, les cinq suspects ont été entendus sur procès-verbal. Le matériel saisi a été placé sous scellés pour les besoins de l’enquête. Le dossier devrait être transmis dans les prochains jours à l’antenne régionale du Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) pour la suite de la procédure.
B.K.
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