Bohicon  : Une alerte de l’ONG Bénin Diaspora Assistance fait démanteler un réseau d’exploitation sexuelle de garçons

Société

Un vaste réseau présumé d’abus et d’exploitation sexuelle de garçons âgés de 8 à 16 ans serait tombé dans les mailles de la Police républicaine à Bohicon. L’alerte, donnée par l’ONG Bénin Diaspora Assistance, fait état de plusieurs dizaines de victimes et de pratiques allant de l’appât par la nourriture à la remise d’argent, de téléphones et, selon les témoignages recueillis, à des violences sexuelles répétées.
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‎Selon les informations communiquées par l’ONG Bénin Diaspora Assistance, plusieurs garçons issus de familles vulnérables auraient été victimes d’un réseau d’exploitation sexuelle. Les révélations seraient intervenues au cours d’auditions réalisées dans le cadre d’une enquête sociale menée par l’organisation, notamment auprès d’enfants aujourd’hui pris en charge pour la rentrée scolaire 2026-2027.
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‎D’après les témoignages rapportés par l’ONG, certains enfants auraient été attirés par des repas, des sommes de 100 à 200 FCFA ou encore des cadeaux. Dans certains cas, le refus d’obéir aurait été suivi de privations de nourriture pendant plusieurs jours. L’organisation évoque également l’utilisation de téléphones et tablettes comme moyens d’attirer les enfants et de maintenir certains d’entre eux sous emprise.
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‎Trois personnes interpellées
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‎Parmi les personnes citées figure un ressortissant nigérian présenté comme pasteur adjoint et responsable de chorale. Il aurait été interpellé le 27 septembre 2026 à Bohicon alors qu’il se trouvait, selon l’ONG, dans une chambre avec quatre garçons, dont l’un était âgé de moins de 15 ans.
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‎L’ONG affirme que cet homme aurait ciblé des enfants de familles en difficulté, notamment ceux dont les parents sont absents ou confrontés à des difficultés financières. Un adolescent de 14 ans aurait notamment été placé sous sa tutelle et aurait subi, selon son récit, des abus répétés. L’enfant aurait expliqué que son tuteur le privait de nourriture ou des 200 FCFA destinés à son repas scolaire lorsqu’il refusait de se soumettre. Toujours selon l’ONG, le suspect aurait changé plusieurs fois de domicile entre Bohicon et Abomey-Calavi afin de brouiller les repères de ses victimes. Il aurait également utilisé des téléphones acquis au Nigeria, dont le fonctionnement dépendait d’un système de paiement, pour attirer certains garçons sous prétexte de procéder à leur déblocage.

‎Un deuxième suspect, J. D. , a été arrêté le 3 octobre 2026. L’ONG l’accuse d’avoir lui-même abusé des garçons avant de les proposer à d’autres personnes en échange d’argent. Il aurait particulièrement ciblé des enfants vivant dans la rue ou fréquentant les marchés, auxquels il proposait notamment une douche et de la nourriture avant de les attirer à son domicile. Selon les informations communiquées, il aurait ensuite proposé leurs photos ou vidéos à des personnes désireuses d’abuser d’eux.
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‎Le troisième suspect est D. H. , présenté comme un féticheur résidant à Lissazoumè et interpellé le 4 octobre. L’ONG affirme avoir reçu à son sujet des plaintes en 2020 et 2022. Il aurait, selon les témoignages recueillis, ciblé des élèves issus de familles démunies en leur proposant de l’argent, des déplacements en voiture ou encore des emplois saisonniers. L’organisation lui reproche également d’avoir profité de jeunes recrutés pour vendre des produits traditionnels dans certains pays de la sous-région. Selon les témoignages rapportés, certains auraient subi des violences sexuelles à l’étranger et auraient été abandonnés lorsqu’ils refusaient de se soumettre.

‎Un signalement transmis aux autorités
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‎Bénin Diaspora Assistance indique avoir saisi l’UNICEF, la Police républicaine et l’INF, qui aurait procédé à un signalement auprès du garde des Sceaux.
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‎L’ONG évoque par ailleurs le cas de J. D., qui aurait reconnu avoir livré 15 garçons à un pasteur adjoint. Plusieurs autres enfants seraient encore recherchés ou demeureraient non identifiés à ce stade.
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‎Au-delà des violences sexuelles, l’organisation alerte sur les conséquences sanitaires et psychologiques de ces pratiques. Elle fait notamment état de témoignages concernant une transmission volontaire du VIH, accusation qui devra être établie par les investigations et les procédures judiciaires compétentes.
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‎L’ONG demande enfin que les victimes bénéficient d’une prise en charge durable, notamment sur les plans social, scolaire et financier. Elle précise que son enquête sociale vise également à retracer le parcours des enfants au cours des trois dernières années et les démarches effectuées auprès des services sociaux.
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‎A. A

 

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