(Elle invite les responsables et confessions religieuses à l’amour, la tolérance, au respect et au pardon)
La Fondation Malèhossou a organisé une grande séance interreligieuse de prière à forte charge symbolique ce lundi 21 septembre 2026 à la mosquée centrale de Zogbohouè à Cotonou. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Paix.
La mosquée centrale de Zogbohouè à Cotonou a accueilli dans un même élan fraternel des fidèles musulmans, catholiques, protestants, chrétiens célestes et adeptes des religions traditionnelles. Un tableau du vivre-ensemble béninois porté par la Fondation.
Appel à la conscience numérique
S’exprimant au nom de la Fondation organisatrice, l’Imam Ayouba a donné le ton. « Nous sommes rassemblés en ce lundi avec une intention unique : invoquer la protection divine sur nos populations et sur nos dirigeants. La paix n’est jamais un acquis définitif. Elle se construit chaque jour, dans nos familles, dans nos quartiers et dans nos communautés », a-t-il rappelé.
S’adressant à la jeunesse, la Fondation Malèhossou a lancé un appel à la conscience numérique :
« La jeunesse est une force pour notre Nation, mais cette force doit être mise au service de la Nation. J’invite les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité dans leurs publications et leurs prises de parole. Que nos échanges ne servent pas d’instruments de division. Que chaque jeune, avant de publier, se demande si son message contribue-t-il à la paix. »
Les grandes puissances et décideurs politiques interpellés
Par la voix de ses représentants, la Fondation a également interpellé les autorités morales. « Nos fidèles nous écoutent. Nos paroles peuvent apaiser les tensions, réconcilier des familles et prévenir des violences. Nous demandons humblement à chaque Imam, pasteur, prêtre et évangéliste d’enseigner le respect de l’autre, la tolérance, le pardon et la retenue. La foi ne doit jamais être un prétexte à la haine. Nos lieux de culte doivent rester des espaces où l’on apprend à aimer, à pardonner et à dialoguer », a martelé l’Imam Ayouba.
L’Imam Moutawakilou de la mosquée Médine d’Abomey-Calavi, premier vice-président de la Fondation Malèhossou a, pour sa part, haussé le ton à l’endroit des décideurs mondiaux : « Aux grandes puissances et aux décideurs politiques, nous disons : privilégiez le dialogue et faites prévaloir la justice. Nul ne peut réclamer la paix pour soi en tolérant la guerre pour les autres. La paix n’est pas un discours diplomatique, c’est un engagement moral. »
Le Bénin, une exception qui force l’admiration
Président de la Fondation Malehossou et médiateur de l’Union Islamique du Bénin, El Hadj Yacoubou Malèhossou a clôturé le volet religieux en prenant le modèle béninois en exemple : « Notre pays est spécial. J’ai des amis et des enfants à l’extérieur qui nous disent que ce que nous faisons ici ne se fait pas ailleurs. Le Bénin est un pays de paix. Et c’est grâce aux religieux. Ce que nous faisons, c’est d’abord pour nous-mêmes… », souligne-t-il.
Représentant le gouvernement à cette journée organisée par la Fondation Malèhossou, le Préfet du Littoral, Gilbert Dèou Malè, a salué l’ initiative qui, dit-il, est en parfaite harmonie avec la vision du Chef de l’État: « La paix, c’est pour tout le monde. Au nom de Son Excellence le Président Romuald Wadagni, qui attache un prix inestimable à la paix, je témoigne notre gratitude à la Fondation. Sans paix, il n’y a point de développement. A l’instar de l’eau, la paix est source de vie. Quand elle vient à manquer, elle emporte tout et ne laisse derrière elle que des morts. »
«La paix commence dans nos maisons, dans nos églises, dans nos lieux de travail», a fait savoir le représentant de l’église du christianisme céleste à cette séance. Dirigeants, fidèles et responsables de confessions religieuses, tous ont été invités à prier Dieu et à cultiver la paix, l’amour, le pardon, le respect. «Demandons à Allah d’accorder la paix à notre nation et nos famille. Que l’unité et la fraternité entre croyants nous guident et que le pardon apaise nos cœurs», a conclu le représentant de la Fondation Malehossou.
B.K.
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