Dans une déclaration faite ce mercredi 22 juillet 2026 à sa résidence à Cotonou, l’ancien chef de l’État, Boni Yayi, confirme qu’il siégera au Sénat, conformément à l’article 113 alinéa 3 de la Constitution révisée.
Le docteur Boni Yayi a tranché. L’ancien président de la République va siéger au Sénat à compter du 30 juillet 2026.
Devant la presse ce mercredi à Cadjèhoun, il a justifié sa décision par le respect des institutions issues de la révision constitutionnelle de novembre 2025. « Notre pays fait face à de nouvelles réalités institutionnelles », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer son attachement à la paix, à la démocratie et à la cohésion nationale.
Un mandat de droit, non de sollicitation
Au lendemain de l’adoption de la nouvelle Constitution, Boni Yayi s’était publiquement interdit de rejoindre la chambre haute, invoquant alors la tension sociopolitique qui traversait le pays. La donne a donc changé.
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En tant qu’ancien président et membre de droit du Sénat, il estime désormais ne pas pouvoir se soustraire à une obligation constitutionnelle. « Je n’en suis pas demandeur. C’est la Constitution », a-t-il souligné. Se référant explicitement à l’article 113 alinéa 3, il a indiqué qu’il exercerait pleinement ce droit, non par ambition personnelle, mais par devoir républicain.
Boni Yayi entend faire du Sénat un espace de dialogue. Pour lui, la démocratie béninoise a besoin de lieux d’échanges et de débats apaisés, à l’heure où les défis économiques et sociaux se font plus pressants.
« Fidèle aux aspirations du peuple »
S’adressant directement aux Béninois, Boni Yayi a voulu rassurer : « Je connais vos aspirations fondées sur la justice, la démocratie, le pain et la paix. Je resterai fidèle aux valeurs qui ont toujours guidé mon engagement politique. »
Selon lui, après mûre réflexion, la chambre haute peut devenir un cadre interne de concertation destiné à porter la voix des citoyens et leurs attentes auprès des pouvoirs publics.
B.K.
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Intégralité de la déclaration de Boni Yayi