Le ministre de l’Énergie, Édouard Dahomé, a présidé ce vendredi 17 juillet 2026 la revue à mi-parcours du plan de travail annuel de son département. La rencontre, organisée en présence des directeurs techniques et les responsables à divers dudit ministère visait à dresser un état des lieux des actions menées au cours du premier semestre 2026 dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des mines et des hydrocarbures.
En lançant les travaux, le ministre a rappelé la nécessité de maintenir « un haut niveau d’exigence dans la conduite des solutions. L’évaluation des performances, a-t-il précisé, doit être perçue comme « un instrument d’aide à la décision, un levier d’amélioration continue et un outil indispensable pour l’action stratégique ».
Sur le plan énergétique, le bilan fait état d’une transformation majeure. Il y a dix ans, le pays dépendait très fortement des importations. Aujourd’hui, la capacité nationale de production est estimée à environ 170 mégawatts.
Parallèlement, l’accès à l’électricité s’est considérablement élargi : de 3 personnes sur 10 en 2016, le taux de desserte est passé à près d’une personne sur deux en 2026. Ces progrès traduisent, selon le ministre, « la volonté constante du gouvernement de garantir à chaque citoyen un accès plus fiable, plus durable et plus sécurisé à l’énergie ».
Le ministre a cependant reconnu que l’objectif d’autosuffisance reste hors d’atteinte : « Nous sommes encore très loin d’avoir atteint le niveau de production qui nous confère un taux d’autosuffisance à la hauteur de nos ambitions ».
Eau potable : un bond significatif en milieu rural
Le secteur de l’eau affiche des indicateurs particulièrement encourageants. La proportion de la population ayant accès à une source d’eau potable améliorée est passée d’environ 40% en 2016 à près de 80% en 2025.
Les avancées les plus importantes ont été enregistrées en milieu rural, où le taux d’accès est passé de 42% à 84%. Cette performance est attribuée à des investissements soutenus dans les infrastructures hydrauliques et à une meilleure organisation du service public de l’eau.
« Ces résultats démontrent que lorsque les politiques publiques sont conduites avec méthode, rigueur et persévérance, elles produisent des effets tangibles au bénéfice des populations », a souligné Édouard Dahomé.
Mines et hydrocarbures: un levier de croissance à structurer
Concernant les mines et les hydrocarbures, les réformes engagées ont permis de renforcer le cadre institutionnel, réglementaire et opérationnel de la recherche et de l’exploitation des ressources naturelles.
L’ambition du gouvernement est de faire du potentiel minier et pétrolier du pays « un véritable levier de croissance économique, de création d’emplois et de mobilisation de ressources au service du développement national », dans le respect des principes de durabilité, de transparence et de responsabilité environnementale.
Cap sur le second semestre
Après avoir salué ces acquis, le ministre a appelé à ne pas céder à l’autosatisfaction, les attentes des populations demeurant « particulièrement élevées ».
La revue a ensuite porté sur l’analyse des résultats enregistrés au 30 juin 2026. Objectif : « mesurer les écarts entre les prévisions et les réalisations, comprendre les causes des insuffisances constatées, et prendre les décisions qui permettront d’améliorer significativement notre performance opérationnelle au cours des prochains mois ».
Édouard Dahomé a conclu en réaffirmant l’engagement du ministère à accélérer la mise en œuvre des actions prioritaires afin d’atteindre les cibles fixées pour la fin de l’année 2026, dans un secteur stratégique qui mobilise d’importantes ressources publiques et l’appui constant des partenaires.
Boniface KABLA
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