À la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ( CRIET), l’audience consacrée à l’affaire dite de la “femme soumise au feu” à Ekpè s’est ouverte et refermée en quelques minutes ce vendredi 17 juillet 2026. Le juge a prononcé un nouveau renvoi, au 16 octobre 2026.
Six personnes sont poursuivies dans ce dossier de violences aggravées sur une femme âgée d’une trentaine d’années.
Un dossier en attente de pièces médicales
Dès l’ouverture des débats, le président de céans a fait comparaître la victime ainsi que les prévenus. Il s’est enquis de l’état des soins reçus par la plaignante et a sollicité la production d’un certificat médical attestant de la fin de sa prise en charge.
La victime a indiqué ne pas disposer dudit document. Me Alexandrine Saïzonou, l’une de ses conseils, a alors expliqué à la Cour que le certificat n’avait pas encore été délivré et s’est engagée à accomplir les diligences nécessaires.
L’absence d’un défenseur motive le report
La Cour a également relevé l’absence d’un des avocats de la défense. Compte tenu de ces deux manquements procéduraux, le tribunal a jugé indispensable de renvoyer l’affaire.
« Nous ne vous avons pas encore donné la parole parce qu’on a besoin du certificat de la victime et de la présence de l’avocat de l’un d’entre vous », a précisé le président de céans aux accusés.
Le mandat de dépôt a été maintenu à l’encontre des six mis en cause, qui regagneront la maison d’arrêt dans l’attente de leur prochaine comparution, fixée au 16 octobre 2026.
Retour sur les faits
L’affaire a éclaté le 23 avril 2026, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo d’une extrême violence. Sur les images devenues virales, on distingue la victime ligotée et suspendue au-dessus d’un feu de bois. Selon les éléments versés au dossier, elle aurait été dénudée au couteau, brûlée et soumise à des actes humiliants, sur fond d’accusation de vol de téléphone portable.
L’émotion suscitée a dépassé le cadre numérique. La Direction générale de la Police républicaine a salué « la mobilisation exemplaire et la collaboration citoyenne » qui ont, selon elle, « substantiellement contribué à l’aboutissement des investigations ».De son côté, l’Institut national de la femme ( INF) s’est saisi du dossier et s’est constitué partie civile.
Le 16 octobre prochain, la Cour spéciale devra donc disposer des pièces manquantes pour ouvrir les débats au fond sur cette affaire qui a profondément marqué l’opinion publique.
B.K.
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