L’affaire de l’incendie meurtrier à Ayélawadjè, un quartier d’Akpakpa à Cotonou, est devant la justice. Ce mercredi, les deux principaux mis en cause ont été présentés devant le tribunal de première instance de Cotonou, près de dix mois après le drame qui a endeuillé le troisième arrondissement.
Poursuivis pour homicide involontaire, les deux hommes, de nationalité indo-pakistanaise, étaient locataires du bâtiment où l’explosion s’est produite. Placés sous contrôle judiciaire, ils ont répondu aux questions du juge d’instruction lors d’une audience consacrée à la présentation des charges retenues contre eux.
Selon les éléments versés au dossier, le local, initialement présenté par les locataires comme un entrepôt de boissons, servait en réalité de dépôt de produits chimiques. Les investigations ont établi qu’un court-circuit serait à l’origine du déclenchement du sinistre, dont la violence a été aggravée par la nature des substances entreposées.
À l’issue de l’audience, le tribunal a maintenu les deux prévenus sous contrôle judiciaire en attendant la suite de la procédure. L’instruction se poursuit afin de déterminer l’ensemble des responsabilités et de qualifier avec précision les faits.
Rappel des faits
Le samedi 11 janvier, une explosion suivie d’un incendie a ravagé un immeuble à Akpakpa, à l’est de Cotonou, causant des pertes humaines ( 6 morts, selon plusieurs sources) et des dégâts matériels. En raison de la nature des produits stockés dans l’immeuble, le ministère de l’Intérieur a annoncé des mesures de protection sanitaire et environnementale.
Selon le communiqué du ministre de l’Intérieur, des “produits dangereux dont le sulfate d’aluminium” étaient stockés dans l’immeuble situé au quartier Ayelawadjè 1 à l’est de Cotonou. Des habitants y résidaient aussi. Certains parmi eux sont morts par intoxication.
« Arrêté le 13 février 2025 par Interpol dans un pays limitrophe du Bénin, selon un communiqué du ministère de l’intérieur, le propriétaire des substances chimiques et toxiques à l’origine de l’incendie à Ayélawadjè le 11 janvier 2025, a été extradé au Bénin le vendredi 14 février 2025 ».
Boniface KABLA
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