En politique, certains gestes valent plus que de longs discours. En ouvrant les portes des grandes institutions de la République à des figures issues de l’opposition, le président Romuald Wadagni imprime sa marque : celle d’une gouvernance qui privilégie les compétences et l’unité nationale au-delà des appartenances partisanes. Une démarche qui pourrait redessiner les contours de la vie politique béninoise : rassembler toutes les forces vives du pays pour construire un Bénin prospère.
Depuis l’avènement de la gouvernance engagée sous le président Patrice Talon, une vision n’a cessé d’être défendue : celle d’un Bénin où les compétences priment sur les appartenances politiques et où tous les fils et filles du pays sont appelés à contribuer au développement national, quelle que soit leur région d’origine ou leur sensibilité politique.
Le mercredi 1er juillet 2026, cette vision a connu une nouvelle illustration. Le chef de l’État, Romuald Wadagni, a posé un acte politique fort en nommant Paul Hounkpè, son principal adversaire à l’élection présidentielle de 2026, membre du Sénat en qualité de personnalité de haut rang. Une décision qui marque les esprits et témoigne d’une volonté de tendre la main au-delà des lignes partisanes.
Dans le même élan, Guy Mitokpè, ancien responsable de la communication du parti d’opposition Les Démocrates, a été désigné membre du Conseil économique et social (CES) par l’Assemblée nationale. Ces choix s’ajoutent à ceux de plusieurs autres personnalités issues de formations politiques différentes de la mouvance présidentielle, aujourd’hui appelées à servir au sein des grandes institutions de la République.
Une gouvernance fondée sur le dialogue
À travers ces nominations, le pouvoir affiche sa volonté de promouvoir une gouvernance fondée sur le dialogue, l’ouverture et la participation de toutes les sensibilités prêtes à œuvrer pour l’intérêt général. Le message est clair : le développement du Bénin exige la contribution de toutes les compétences, au-delà des rivalités électorales.
Ces marques de confiance ne sont toutefois pas le fruit du hasard. Elles interviennent dans un contexte où plusieurs des personnalités concernées avaient manifesté leur soutien à Romuald Wadagni, aussi bien durant la campagne présidentielle qu’après son élection. Par leurs prises de position et leurs actes, elles avaient exprimé leur disponibilité à accompagner le chef de l’État dans la mise en œuvre de son projet de développement.
Pour de nombreux observateurs, cette dynamique pourrait ouvrir une nouvelle étape de la vie politique béninoise, caractérisée par une plus grande culture du consensus et de la collaboration institutionnelle. Une orientation qui, si elle se consolide, pourrait contribuer à renforcer la cohésion nationale et à accélérer les réformes engagées en faveur du rayonnement du Bénin sur les scènes africaine et internationale.
Le temps des confrontations électorales est passé
Au-delà des calculs politiques, le cap affiché est celui d’un pays qui entend mobiliser toutes ses intelligences et toutes ses énergies autour d’un même idéal : bâtir un Bénin uni, stable, ambitieux et résolument tourné vers l’avenir.
Le temps des confrontations électorales est passé. Place désormais au temps de la construction. Et sur ce chantier, le président Romuald Wadagni semble faire le choix de rassembler plutôt que de diviser, convaincu qu’aucune nation ne peut atteindre les sommets en laissant une partie de ses forces sur le bord du chemin.
Aser ABALLO
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