Acteur politique béninois; fondateur du mouvement des Chevaliers de la République et coordinateur de la plateforme Wadagni 2026-2040, Bertin Koovi aurait été interpellé par la police à Lokossa lors d’une cérémonie de prière organisée en faveur de la nation. Il dément et s’explique.
Certains témoins font croire que Koovi aurait été brièvement gardé à la police puis relâché.
Selon les informations reçues, il aurait décollé une affiche déployée par les organisateurs d’une cérémonie de prière à l’intention de la nation béninoise et du nouveau président de la république. Selon les mêmes sources, Bertin Koovi aurait fait savoir que le chef de l’Etat n’est pas adepte de ce genre de pratique. La police est intervenue. Bertin Koovi aurait été brièvement gardé par la police puis libéré par la suite.
Koovi clarifie
Dans une courte vidéo sur les réseaux sociaux, Bertin Koovi affirme n’avoir fait l’objet d’aucune interpellation.
Il s’agissait plutôt d’un événement auquel il avait donné sa caution. Selon lui, il avait convenu avec les organisateurs que l’image du président de la République ne serait pas utilisée, afin d’éviter toute forme de culte de la personnalité. D’après ses explications, il a convenu de détruire les affiches du président, certains se seraient fâchés, ajoute-t-il.

Quelques morceaux
Dans une vidéo prise à la place de Ouidah devant la porte du Non retour et qui circule sur les réseaux sociaux, Bertin Koovi clarifie: « J’ai appelé les policiers qui étaient de garde pour sécuriser l’événement afin que, s’il y avait des affiches à l’extérieur, elles soient retirées. J’ai exigé de faire ma déposition. Je n’ai pas été interpellé », confie-t-il.
« La police ne m’a pas interpellé. La police était au portail et j’ai dit aux policiers que je n’avais pas le choix que de détruire ces images. Ce sont deux badauds qui se sont pris à moi. J’ai demandé où étaient leurs responsables. On m’a répondu que le commissaire était au bureau. C’est ainsi que j’ai décidé d’aller le voir », a-t-il expliqué.
Toujours selon ses explications, il serait monté de son propre chef dans le véhicule de la police pour aller s’expliquer devant le commissaire.
« C’est moi-même qui suis entré dans le véhicule des policiers pour aller m’expliquer avec le commissaire. Je n’ai pas fait trente minutes avant qu’il soit demandé aux policiers de me laisser partir », a-t-il précisé. « J’ai exigé moi-même de faire une déposition. C’est sur mon véhicule que je l’ai signée, dans la cour de la police », a-t-il confié.
L’acteur politique soutient que le Président Romuald Wadagni « n’est mêlé ni de près ni de loin » à cette cérémonie.
« Le Président Wadagni n’est mêlé ni de près ni de loin à cette cérémonie. Koovi a plaidé pour que cela soit fait parce que cela était interdit. Nous avons tous plaidé pour qu’on nous permette de la faire, mais en toute discrétion, sans mêler les attributs de notre État », a-t-il confié.
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A.C.C.
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