Fraude à la pompe dans le Borgou : ‎Six stations-service fermées, leurs promoteurs dans le viseur de l’Anm

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Une vaste opération de contrôle menée par l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle qualité (Anm) a conduit à la fermeture de six stations-service à Parakou et à Tchaourou. En cause, des distributeurs de carburant présentant des irrégularités dans les quantités servies aux consommateurs. Les responsables des établissements incriminés sont convoqués et s’exposent à de lourdes sanctions prévues par la loi.

‎L’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle qualité (Anm) a engagé une offensive contre les pratiques frauduleuses dans le secteur de la distribution des produits pétroliers. À l’issue de contrôles inopinés effectués depuis le 16 juin 2026 dans plusieurs stations-service du Nord-Bénin, six établissements ont été mis sous scellés à Parakou et à Tchaourou.

‎Les vérifications réalisées par les agents de l’Anm ont révélé des anomalies au niveau des équipements de distribution de carburant. Selon les constats effectués, les pompes concernées délivraient des quantités inférieures à celles affichées sur les compteurs, causant ainsi un préjudice direct aux consommateurs, rapporte le quotidien La Nation.

‎Des équipements non conformes mis sous scellés

‎Face à ces manquements, l’Anm a immédiatement procédé à la mise sous scellés des installations incriminées afin de mettre fin à ces pratiques contraires aux normes en vigueur. Cette mesure vise à protéger les usagers et à garantir la transparence dans les transactions commerciales liées à la vente de carburant.

‎Les promoteurs des stations concernées ont également été convoqués pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Selon les informations rapportées par le quotidien La Nation, les infractions constatées pourraient entraîner de sévères sanctions administratives et judiciaires.

‎De lourdes peines prévues par la loi

‎La législation béninoise en matière de métrologie légale réprime rigoureusement l’utilisation d’instruments de mesure falsifiés ou non conformes. Les contrevenants encourent des amendes allant de 100 000 à 100 millions de francs CFA. À ces sanctions financières peuvent s’ajouter des peines d’emprisonnement comprises entre trois mois et cinq ans.

‎A. ABALLO

 

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