Les résultats provisoires de la présidentielle, proclamés dans la nuit du 14 avril 2026 par la Commission électorale nationale autonome (CENA), confirment une victoire nette du duo candidat de la mouvance présidentielle. 94%: au-delà des chiffres, cela apparaît comme l’expression d’un large consensus national, porté par une convergence inédite des forces politiques, sociales et citoyennes autour d’une vision, d’un choix, celui d’aller plus loin, ensemble.
Sans grande surprise, le candidat de la mouvance présidentielle Romuald Wadagni s’impose largement, confirmant les tendances observées tout au long du scrutin et lors du dépouillement.
Mais au-delà de l’ampleur du score, c’est surtout sa signification politique qui retient l’attention. Cette victoire ne se résume pas à une simple performance électorale : elle s’inscrit dans une dynamique de rassemblement national rarement observée dans l’histoire politique récente du Bénin.
En effet, la campagne électorale aura été marquée par un alignement progressif de nombreux acteurs majeurs autour du duo candidat victorieux dont : les anciens chefs de l’État et des institutions du pays aussi bien des grandes figures politiques, tous déterminés à la cause.
Dans la foulée, des formations politiques d’envergure, y compris des ténors du parti d’opposition Les Démocrates (LD), qui ont, de manière implicite ou explicite, contribué à cette dynamique. Le parti ayant lui-même laissé la liberté de vote à ses militants : pas de boycott, pas d’appel à la révolte.
À cela se sont ajoutés les soutiens affirmés des centrales syndicales, des organisations de la société civile ainsi que de multiples mouvements et associations engagés sur le terrain. Cette convergence a progressivement façonné un climat politique particulier, où l’issue du scrutin se voyait déjà en faveur du duo Wadagni-Talata alors soutenu par les partis de la majorité présidentielle l’UP-R, le BR et Moele Bénin.
Une opposition en difficulté face à la vague majoritaire
Dans ce contexte, la candidature de Paul Hounkpè a peiné à s’imposer comme une véritable alternative. À mesure que la campagne avançait, les appels à un retrait stratégique se sont multipliés dans certains cercles, traduisant une perception largement partagée : celle d’un rapport de forces déséquilibré face à une mobilisation nationale remarquable en faveur du candidat de la mouvance.
Ce déséquilibre, loin d’être uniquement électoral, reflète une recomposition du paysage politique, où toutes les lignes ont cédé la place à une forme de consensus autour d’une vision jugée rassembleuse.
Un scrutin apaisé dans l’ensemble
Le déroulement du vote, salué pour son calme et sa transparence dans la majorité des localités, a également contribué à renforcer la légitimité des résultats proclamés par la CENA. Les électeurs se sont rendus aux urnes dans un climat globalement serein, témoignant de la maturité démocratique du pays. Ces résultats provisoires doivent désormais être validés par la Cour constitutionnelle, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs.
Plus qu’un simple verdict des urnes, le vote du 12 avril 2026 apparaît comme l’expression d’un choix collectif assumé, traduisant les aspirations d’une majorité de citoyens à la continuité et à la cohésion nationale. Une cohésion nationale qui fait d’énorme économie pour les caisses de l’Etat, puisqu’il n’y aura plus de second tour pour ces élections présidentielles de 2026. Une première au Bénin!
Aser ABALLO