Le Bénin abrite-t-il des bases militaires françaises destinées à déstabiliser le Niger? : Le général Fabien Mandon répond aux accusations du général Tiani

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(« Il n’y a pas de camp français dans la région », dit-il)

Le général Fabien Mandon a aussi répondu aux accusations répétées des dirigeants de l’AES et particulièrement à celles du général Abdourahamane Tiani, chef de la junte du Niger, qui a affirmé plusieurs fois que le Bénin abritait des bases militaires françaises destinées à déstabiliser son régime.

Des allégations qui ont franchi un nouveau palier au lendemain de l’attaque de l’aéroport de Niamey, fin janvier 2026, lorsque le même général Tiani a désigné les chefs d’État béninois Patrice Talon, ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macro comme commanditaires de l’opération. Une rhétorique balayée par le général Mandon :

« Non, la France est là ponctuellement aux côtés des armées béninoises : il n’y a pas de camp français dans la région, a-t-il précisé pour couper court aux allégations. Je vois que les pays de l’AES répandent de fausses informations. Ils essayent de faire croire que tout va mieux alors que tout va mal. La situation ne fait qu’empirer et c’est beaucoup plus facile de faire penser que c’est la faute de pays voisins, de pays étrangers. La France peut être un bon argument pour expliquer que ça ne va pas. La réalité, c’est que ces pays-là ne font qu’enfoncer leurs citoyens dans plus de crises, plus de difficultés économiques et cela se voit. Il y a malheureusement des attaques terroristes, des blocus d’une capitale qui ne reçoit plus de pétrole pendant des semaines. C’est ça la réalité de l’Alliance des États du Sahel. Les pays sont souverains, la France est très attachée à ça. Le Niger a fait ses choix, le Mali fait ses choix, le Burkina Faso fera ses choix. C’est à la population de choisir son destin. La France n’intervient pas dans les affaires de ces pays et n’a aucune intention d’intervenir dans ces pays. En revanche, nous observons ce qui arrive dans ces pays et c’est préoccupant. J’espère que cette situation va s’améliorer. »

 

(Avec RFI)

 

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