Site touristique au Bénin : Ouidah toujours animée, un mois après les Vodun Days

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Après les Vodun Days organisés du 8 au 10 janvier, la ville de Ouidah s’anime toujours sur plusieurs sites  de la ville touristique. Un mois après les vodun days, la plage de Ouidah grouille de monde.

En ce mois de février, Ouidah s’anime toujours. Touristes, riverains, artistes et vendeurs continuent d’animer les lieux. À l’ombre de la Porte du non-retour, ce dimanche, une dizaine de touristes suivent, attentifs, les explications d’un guide local.

A l’entrée de la Plage, le parking est bondé de voitures et motocyclettes. À gauche du parking, des commerces alignés proposent objets d’art, tissus, boissons fraîches, du sel de Djègbadji, et autres souvenirs. Les visiteurs sont ici pour voir les aménagements réalisés dans le cadre des Vodun days. Selon certains, ils sont là pour visiter la réplique du dernier bateau négrier en construction.

Sous des hangars installés par l’Agence nationale pour le tourisme,  des objets d’arts sont exposés (masques et statuettes).  « Lors de la première édition des Vodun days, j’ai fait mon plus gros chiffre d’affaires. Mais depuis le 10 janvier dernier, c’est seulement les samedi et dimanche qu’il y a du monde ici. Un objet que je cède à 1000 FCFA à un touriste, je dois le laisser à 500 FCFA pour un frère du pays », explique N. A.

 Louise, elle, est assise derrière ses objets d’art. « Il y a de l’affluence. Mais pas vraiment les étrangers comme avant ». Elle ajoute que les week-ends attirent surtout des visiteurs béninois. « Les autochtones sont là. Mais les expatriés, les Américains, les ressortissants africains… ils se font rares », souligne-t-il.

Un peu plus loin, Lazare s’active devant son grill. Poissons de mer frais, aloco, akassa, atiéké sont les mets qu’il propose à sa clientèle. Dans sa glacière, des diverses boissons . Selon lui, l’animation ne date pas d’hier. « C’est un site historique. Les gens venaient déjà avant ». Pendant les Vodun Days, Lazare fait savoir que ses  ventes  ont explosé. Aujourd’hui, il travaille du mercredi au dimanche. « Il n’y a pas de jour où j’ai chômé. Mais les week-ends sont plus forts », confie-t-il.

Sur le sable, smartphone posé sur trépied, un élève en classe de 4e, répète ses pas de danse. « Il y a plus de monde depuis les rénovations et les Vodun Days. Cette ambiance me plaît. Je viens ici presque chaque week-end », explique-t-il.

Le site a été totalement transformé fait remarquer Jean-Baptiste Soviguidi, alias Africa Vi, créateur de mode locale. « Il y a eu beaucoup de rénovations. Beaucoup de changements. Ça attire du monde ». Toutefois,  il nuance : « Tous les jours ne sont pas des jours de marché. Mon meilleur chiffre d’affaires, c’était pendant les Vodun Days », dit-il.

 

S.E. ( Avec 24 h au Bénin)