Règlement des droits et arriérés de salaire des ex-agents des musées publics : Le gouvernement solde une dette sociale

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Après plusieurs années d’attente et d’incertitude, les ex-agents recrutés localement dans les musées publics peuvent enfin entrevoir le bout du tunnel. En Conseil des ministres, le mercredi 28 janvier 2026, le Gouvernement béninois a décidé de prendre en charge, pour des raisons sociales, le paiement définitif des droits et arriérés de salaire de ces travailleurs longtemps laissés pour compte.

‎Dans le fonctionnement des musées publics, certains conservateurs et gestionnaires avaient, par le passé, procédé au recrutement local d’agents afin d’assurer diverses tâches de gestion et d’accueil. Leur rémunération, jugée aléatoire, dépendait essentiellement des recettes issues de la vente des tickets d’entrée aux visiteurs.

‎Cependant, la gestion de ces fonds s’est révélée peu transparente. Face à ces dysfonctionnements, l’État a mis fin à cette pratique en décembre 2018, en décidant que les recettes provenant des tickets d’accès aux musées soient désormais directement reversées au Trésor public. Une réforme salutaire pour l’assainissement des finances publiques, mais lourde de conséquences pour les agents concernés.

‎Privés de ressources financières propres, les musées publics n’étaient plus en mesure d’assurer la rémunération de ces agents recrutés localement. Cette situation a conduit à la rupture des relations de travail, laissant de nombreux ex-agents sans salaires, ni indemnités, et ce, pendant plusieurs années.

‎Conscient de la dimension sociale de ce dossier et soucieux de réparer un préjudice longtemps subi, le Gouvernement a décidé de prendre en charge l’incidence financière liée au règlement définitif des droits et arriérés de salaire dus à ces ex-agents. Une mesure qui s’inscrit dans la volonté des autorités de conjuguer rigueur dans la gestion publique et justice sociale.

‎Par cette décision, l’Exécutif béninois envoie un signal fort : celui d’un gouvernement qui, tout en assainissant la gestion des finances publiques, n’entend pas tourner le dos aux travailleurs impactés par les réformes. Pour les ex-agents des musées publics, l’heure n’est plus à l’attente, mais à l’espoir d’un dénouement enfin équitable.

 

‎A. ABALLO

 

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