(Un nouveau décret modifie les conditions d’exploitation et de distribution en gros et au détail)
Le gouvernement béninois a adopté le décret n°2025-785 du 17 décembre 2025, modifiant les dispositions du décret n°2024-1295 relatif aux conditions d’exploitation et de distribution en gros et au détail des produits de santé et des médicaments.
Pris conjointement par le Secrétariat général du gouvernement (SGG), le ministère de l’Industrie et du Commerce et le ministère de la Santé, ce nouveau texte s’inscrit dans la dynamique de renforcement du cadre réglementaire du secteur pharmaceutique et sanitaire au Bénin.
À travers cette modification, l’Exécutif entend corriger, préciser ou ajuster certaines dispositions du décret initial de 2024, afin d’améliorer l’encadrement des acteurs intervenant dans la chaîne d’exploitation, de distribution et de commercialisation des produits de santé et des médicaments, tant au niveau du commerce de gros que de la vente au détail.
Selon le nouveau article 2 du décret, les établissements grossiste – répartiteurs pharmaceutiques et les centrales d’achat publiques dédiées sont autorisés à distribuer en gros les produits de santé autre que le médicament. Les laboratoires peuvent importer en gros ou en détail, les réactifs. Les sociétés commerciales dûment autorisées par arrêté du ministre chargé de la santé peuvent importer et distribuer en gros les dispositifs médicaux non stériles.
L’article 12 bis quant à lui, a été aussi modifié. L’importation, la distribution et l’exportation des produits cosmétiques et les compléments nutritionnels sont libres sur le territoire béninois mais, sous réserve du respect des autres dispositions légales et réglementaires applicables.
Les sociétés commerciales autres que celles pharmaceutiques et qui exercent ces activités d’importation et de distribution des produits précités, sont invités par le présent décret à y mettre fin dans un délai d’un an à compter de la date de signature du document.
Selon l’esprit du décret, cette réforme vise notamment à assainir le secteur, garantir une meilleure traçabilité des produits, renforcer la sécurité sanitaire des populations et lutter plus efficacement contre les pratiques illicites, dont la distribution anarchique de médicaments et de produits de santé non conformes.
Les acteurs concernés sont désormais invités à se conformer scrupuleusement aux nouvelles dispositions, sous peine de sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Aser ABALLO