Chronique de madame Christhelle Houndonougbo Alioza : La parole : Souffle de vie, feu de destruction !

Chronique

Une parole mal pesée, un mot de trop, une vérité dite sans sagesse. La parole précède tout. Elle ouvre les chemins comme elle peut creuser les abîmes. « La parole : Souffle de vie, feu de destruction ! ». Tel est le thème de la chronique hebdomadaire de madame Christhelle Houndonougbo Alioza ( CHA) cette semaine. Si elle invite au respect de la parole donnée qui demeure le socle de la confiance dans la famille, dans la communauté, dans la société, CHA demande qu’en cette fin de mois de janvier 2026, chacun choisisse la responsabilité et la sagesse. Lire plutôt.

 

Chers ami·e·s,

Avant l’acte, il y a le mot. Avant la décision, il y a la parole. Avant la paix comme avant le conflit, il y a toujours une phrase prononcée, murmurée ou retenue. Chaque jour, dans nos familles, sur les réseaux sociaux, dans nos quartiers et sur la scène publique, des relations se nouent ou se brisent, des réputations se construisent ou s’effondrent. Bien souvent, l’origine n’est ni l’argent, ni le pouvoir, ni même les faits, mais une parole mal pesée, un mot de trop, une vérité dite sans sagesse. La parole précède tout. Elle ouvre les chemins comme elle peut creuser les abîmes.

En cette dernière semaine du premier mois de l’année 2026, alors que l’année cherche encore son souffle et son orientation, il devient essentiel de revenir à cette force quotidienne que nous manipulons parfois avec légèreté : la parole, cette parole qui n’est pas un simple assemblage de syllabes. Elle est une énergie créatrice, invisible mais agissante, silencieuse parfois mais déterminante. Elle façonne les pensées, oriente les décisions, conditionne les comportements, agit sur le visible comme sur l’invisible, sur le corps comme sur l’âme.

Les Écritures Saintes nous enseignent que tout commence par la Parole, et le philosophe John Austin nous rappelle que dire, c’est faire. Une parole n’est jamais neutre. Elle laisse une empreinte, construit ou détruit, soigne ou blesse. Dans nos cultures africaines, la parole est un héritage sacré, un pacte vivant qui engage l’âme de celui qui la prononce. Mal maîtrisée, elle devient feu ravageur ; habitée de sagesse, elle éclaire et protège. Toute paix durable repose sur la parole maîtrisée et le silence habité.

L’histoire universelle témoigne pourtant que la parole peut sauver. Des mots justes ont changé le cours des peuples, apaisé les nations, relevé les consciences. Nelson Mandela, par la parole du pardon, a ouvert un chemin de réconciliation. Kofi Annan a désamorcé des crises par la diplomatie du verbe. Gandhi a libéré les esprits sans armes, uniquement par la force morale de ses mots. Le respect de la parole donnée demeure ainsi le socle de la confiance : dans la famille, dans la communauté, dans la société.

En cette fin de mois de janvier 2026, choisissons la responsabilité et la sagesse. Parlons pour éclairer, promettons peu mais tenons ferme, et acceptons le silence lorsqu’il protège la paix. Comme le rappelle un proverbe plein de vérité, tu es responsable des paroles que tu n’as pas prononcées et esclave de celles que tu as laissées échapper. Que cette semaine soit placée sous le signe de la parole juste, la parole qui apaise, élève, relie et donne vie.
Que ta parole soit Parole !

CHA
Femme Noire, Femme de Pouvoir !

 

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