La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a rendu, le lundi 19 janvier 2026, son verdict dans l’affaire médiatiquement baptisée « Psychopathe Gate ». La journaliste à la Société de radiodiffusion et de télévision du Bénin (SRTB), Angela Kpeidja, a été reconnue coupable et condamnée à une peine de 24 mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende d’un million de francs CFA.
En plus de cette condamnation pénale, la juridiction spéciale a ordonné à la prévenue de verser la somme de 20 millions de francs CFA à Stevy Wallace, à titre de dommages et intérêts, en réparation du préjudice subi. La Cour a également exigé la rectification des publications et informations diffusées sur les réseaux sociaux par la journaliste dans le cadre de cette affaire.
Cette décision judiciaire met ainsi fin à un long feuilleton judiciaire entamé il y a près de deux ans, marqué par de nombreux rebondissements et une forte attention médiatique. L’affaire avait suscité un vif débat dans l’opinion publique, notamment sur les questions de responsabilité des professionnels des médias, de liberté d’expression et de rigueur dans le traitement de l’information à l’ère des réseaux sociaux.
Les faits
Tout débute il y a environ deux ans, lorsque Angela Kpeidja diffuse, notamment sur Facebook et autres plateformes numériques, des contenus dans lesquels Stevy Wallace est présenté ou assimilé à un « psychopathe », dans un contexte de dénonciation personnelle. Ces publications, largement relayées et commentées, ont rapidement suscité une vive polémique dans l’espace public béninois.
Estimant que ces accusations portaient gravement atteinte à son image, à sa dignité et à sa vie personnelle, Stevy Wallace a saisi la justice, contestant la véracité des faits allégués et dénonçant une campagne de dénigrement.
La plainte déposée conduit à l’ouverture d’une procédure devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Le dossier porte essentiellement sur : la diffusion d’informations non établies, la diffamation via les réseaux sociaux, l’atteinte à l’honneur et à la réputation d’un citoyen.
Au fil de la procédure, l’affaire prend une ampleur médiatique importante, au point d’être surnommée par l’opinion « Psychopathe Gate », sur le modèle des scandales médiatico-judiciaires.
Aser ABALLO